Cette histoire drôle de vélotafeur n’est que pure fiction.

Une fois le confinement levé, Marcel, le vélotafeur plus assidu de Paris, était plus qu’impatient de reprendre son trajet quotidien jusqu’à son travail. Pendant le confinement, Marcel s’était évertué à améliorer son vélo, allant jusqu’à le baptiser « La Bête ». Ce vélo était désormais équipé de miroirs anti-angle mort, de klaxons multisons, de LED clignotantes de toutes les couleurs, sans oublier une selle ergonomique dernier cri qui, selon le vendeur, était aussi confortable qu’un nuage. Bref, l’équipement idéal pour reprendre le vélotaf.

En route vers le boulot !

Le jour de la fin du confinement, Marcel se réveilla à l’aube, enfilant son équipement fluorescent. Après un copieux petit-déjeuner, il sortit « La Bête » du garage et entreprit le grand voyage. La ville semblait tout à fait différente. La vie avait repris ses droits, les rues s’animaient, le soleil se levait, Paris s’éveillait. Marcel sourit, il était de retour dans son élément, heureux d’aller retrouver ses collègues au travail.

Il pédala jusqu’à arriver à une piste cyclable relativement bondée. Pour les autres, c’était peut-être une foule, mais pour Marcel, c’était une opportunité. Il se mit en position, déclencha son klaxon de démarrage – un son de trompette retentissant – et accéléra. Il slalomait habilement entre les autres cyclistes, tirant parti de chaque centimètre des nouvelles pistes cyclables. Ces toutes récentes voies créés lors du confinement étaient pour Marcel une bénédiction. L’occasion rêvée d’allumer ses LED clignotantes dans un arc-en-ciel de couleurs.

Marcel, vélotafeur qui enfourche « La Bête » à la sortie du confinement. Image fictive bien sûr d’un vélo improbable pour illustrer cette histoire imaginaire.
Copyritght : Une machine aussi technologique que le vélo de Marcel.

Il arriva finalement à un feu rouge et s’arrêta. Une femme âgée à ses côtés le regarda, impressionnée par son vélo. « C’est un joli vélo que vous avez là », dit-elle. Marcel, très fier, lui répondit : « C’est La Bête, madame. Elle est plus qu’un vélo, c’est une extension de moi-même ». (NDLR : C’est peut-être cela l’esprit BeVélo) La femme hocha la tête, un sourire amusé sur les lèvres.

Tout allais on ne peut mieux dans le meilleur des mondes au pays des vélotafeurs…

Au moment où le feu passa au vert, Marcel, voulant impressionner la dame, décida de démarrer en trombe. Cependant, au lieu d’avancer, il fut projeté en arrière, et fit un soleil vers l’avant du vélo. Ouille ! En améliorant son vélo, il avait inversé par mégarde les commandes de frein et d’accélération. La femme éclata de rire, tandis que Marcel, bien que légèrement embarrassé, rit avec elle.

Il se releva, remit son vélo à l’endroit et salua la dame avant de repartir. Cette fois, il pédala plus doucement, plus prudemment. Peut-être que la fin du confinement n’était pas une course, mais une chance de redécouvrir et de savourer la vie quotidienne.

Et même si la journée de Marcel avait commencé par une chute spectaculaire, il ne pouvait s’empêcher de sourire. C’était une belle journée pour un vélotafeur à Paris. Et, comme toujours, une belle journée pour de nouvelles aventures avec « La Bête ».

Si cette histoire drôle de Marcel, adepte du vélotaf, vous à fait rire ou sourire, dîtes le nous en commentaire.
N’hésitez pas à nous demander une autre histoire de vélotafeur ou autre.

Cette histoire n’est que pure fiction bien entendu.


Vélotafeur, vélotafeuse, vélotaf étymologie de ses mots issus d’une pratique pas si nouvelle que cela

il est intéressant de noter que ces mots sont un amalgame moderne de « vélo », abréviation de bicyclette, et « taf », argot français pour travail. Le phénomène du vélotaf a gagné en popularité avec la prise de conscience écologique et le désir de réduire l’empreinte carbone. Ce terme est devenu courant pour désigner les personnes choisissant le vélo comme moyen de transport principal pour se rendre sur leur lieu de travail.

Portrait en vidéo d’une vélotafeuse nantaise travaillant chez Armor Group.

Le terme « vélotafeur » fait spécifiquement référence à l’individu qui pratique le vélotaf. Il peut tout à fait être employé au féminin. Donc vive les vélotafeuses ! Ces mots reflètent une tendance croissante vers un mode de vie plus durable et une mobilité urbaine centrée sur la santé et l’environnement. La pratique elle-même, bien qu’ayant gagné en visibilité récemment, n’est pas nouvelle. Elle remonte à l’époque où le vélo était le moyen de transport le plus accessible pour les travailleurs de la ville et des campagnes.

Un vélotafeur qui livre des repas à la sortie du confinement.
Copyritght : Norma Mortenson

Aller au travail en vélo est déjà la norme dans les pays nordiques

Dans les pays nordiques, le vélotaf est facilité par une infrastructure bien développée, incluant des pistes cyclables sécurisées et des services comme des douches et des vestiaires sur les lieux de travail. Ces aménagements encouragent même les moins sportifs à adopter le vélo pour leurs déplacements quotidiens. Pour compléter, lisez notre article sur la pratique du vélo à Copenhague au Danemark.

En France, le mouvement prend de l’ampleur, soutenu par des initiatives publiques et privées visant à promouvoir la santé, l’économie locale et la durabilité environnementale.

En somme, l’étymologie de « vélotafeur » et « vélotaf » est un témoignage de l’évolution de la société et de son rapport au travail et à la mobilité. Ces termes incarnent un choix de vie engagé et une réponse aux défis contemporains de l’urbanisation et du changement climatique. Donc tous à vélo !

 

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